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Diminuer la peur du vaccin
Il est toujours possible de réconforter un enfant qui souffre ou qui a peur avec des mots simples, « c’est pour éviter d’attraper des maladies, mais je comprends tout à fait que tu n’aimes pas ça » en évitant de minimiser, de tromper « mais ça fait pas mal» ou d’émettre des jugements de valeurs qui déprécient l’enfant « quel douillet », « quel bébé ! ».
Proposer un cadre accueillant
Le fait que les locaux soient accueillant, décorés (salle d’attente, couloirs, salle de prises des constantes, bureau de consultation…) et adaptés à l’univers des bébés et des jeunes enfants (jeux, coin pour les changes…) sont déjà des moyens efficaces de rassurer l’enfant et ses parents. Vous trouverez dans notre carnet d'adresses, une liste de fournisseurs qui pourrait aider les équipes à décorer les locaux...
Évaluer l'anxiété de l'enfant et de ses parents
Elle est utile pour ajuster la prise en charge, prendre du temps pour rassurer l’enfant, l’apprivoiser, le mettre en confiance en fonction de son âge, de son caractère, d’éventuels soins ultérieurs ou vaccins qui se sont mal passés.
Préparer et informer
Il faut éviter le mensonge même s’il parait rassurant (aux adultes !). On peut, avant le soin, expliquer pourquoi il faut faire le vaccin et décrire concrètement toutes les étapes du geste et ce que l’enfant va ressentir (froid, douleur, picotements…), tout ce qui est prévu pour éviter ou atténuer la douleur.
L’important est de le faire avec des mots simples et par exemple, en s’aidant de support illustrés ( fiche vaccin + poster vaccin + guide "J'aime pas les piqures"), en mimant le geste sur une poupée, (voir la rubrique initiative " Information par le jeu" ) en consultant la rubrique piqûres de notre site internet en lui montrant un petit film : "Le vaccin du nounours"
Solliciter l'aide des parents
La présence des parents est souhaitable bien sûr mais sans les « forcer », ils sont eux-mêmes parfois mal à l’aise, anxieux peut-être, du fait d’expériences antérieures difficiles. Les parents connaissent leur enfant mieux que quiconque, mais ils ne savent pas tous spontanément, comment aider leur enfant, ce qu’ils peuvent faire ou pas. C’est aux professionnels de les informer et de leur expliquer précisément ce qu’ils attendent d’eux.
- Ce qu’ils peuvent faire : aider à informer l’enfant, l’habiller de façon pratique pour être facilement déshabillé, s’assurer qu’il est confortable en arrivant (nourrit, qu’il n'a ni chaud ni froid, qu’il est changé ou est allé aux toilettes), être présents s’ils le souhaitent, prévenir d’éventuels antécédents difficiles, s’asseoir à côté de lui, le garder sur leur genoux ou dans les bras, lui tenir la main, le caresser, le masser, le distraire, l’encourager, le féliciter et le réconforter après le vaccin.
Le guide pour les parents "Soins et examens douloureux : comment aider votre bébé?" peut vous aider à les informer sur ce sujet.
- Ce qu’ils doivent éviter de faire : mentir à leur enfant, participer à la contention si l’enfant est agité, le plaindre pendant le soin « mon pauvre petit » car c’est prédictif de pleurs.
Il est aussi parfois utile de prévenir les parents que l’agitation ou les pleurs de leur enfant ne signifie pas obligatoirement une douleur intense, mais l’expression d’une émotion ou d’un désaccord et que c’est normal et compréhensible qu’il l’exprime (éventuellement souhaitable sous réserve que les moyens antalgiques adaptés soient bien utilisés). L’enfant ne sera pas obligatoirement « marqué » pour les soins futurs.
Atténuer le sentiment d'impuissance
Dans la mesure du possible donner à l’enfant le choix sur certains points. Aussi dérisoire que cela puisse paraître, cette petite marge de manœuvre lui donne l’impression qu’il a son mot à dire, qu’il est acteur, par exemple : être couché ou assis, être dans les bras ou sur les genoux de son parent, choisir le moyen de distraction (le jeu, la chanson, la musique...), mettre un pansement ou non, choisir la couleur ou le motif du pansement… Même si, bien sûr, la décision appartient au professionnel, observer quand l’enfant se «sent prêt» peut également limiter ce sentiment d’impuissance.
Distraire
Détourner l’attention de l’enfant est un moyen efficace de diminuer la perception douloureuse. Et l’aide des parents est précieuse. Tous les sens peuvent être sollicités (vision, audition, toucher, odorat, goût...). Les moyens de distraction sont très nombreux et variés, par exemple : raconter une histoire, chanter une chanson, une berceuse, écouter de la musique, regarder des images, regarder ou manipuler des objets ludiques (mobile, bâton de pluie, marionnette à doigt…), faire un massage, faire des bulles de savon, sucer une tétine, sentir son doudou…












