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Ce qui peut aider votre enfant pendant la piqûre

L’associer au soin, l’aider à s’exprimer

Quand les professionnels s’adressent directement à lui, aidez votre enfant à s’exprimer, mais sans parler à sa place ni orienter ses réponses. N’intervenez que s’il ne peut pas répondre lui-même ou pour préciser ses dires car il est important que votre enfant se sente associé à la démarche. Si votre enfant semble ne pas comprendre ce que les soignants lui demandent ou lui expliquent, reformulez leurs propos avec vos mots à vous.
Bien sûr, en général, l’enfant ne peut pas refuser la piqûre. En revanche, pour atténuer son sentiment d’impuissance, il peut avoir le choix sur certains points. Aussi dérisoire que cela puisse paraître, cette petite marge de liberté pourra lui donner l’impression de contrôler la situation, qu'il a tout de même son mot à dire, par exemple : être couché ou assis pendant la piqûre, choisir la musique qu’il veut entendre, l’histoire qu’il aimerait qu’on lui raconte, la couleur du pansement…

Ce qu’il est préférable de dire ou ne pas dire

Evitez de nier les sensations exprimées par votre enfant « mais non, ça ne fait pas mal », en particulier au sujet de la douleur ou de lui dire « N’aie pas peur ». C’est important de lui montrer que vous le croyez. De plus, il risque de ne retenir que les mots « mal » et « peur »…
Ne le grondez pas ou ne le menacez pas de quitter la pièce s’il pleure ou s’il crie. Il est possible en effet que votre enfant pleure ou manifeste plus sa détresse ou sa colère du fait que vous soyez présent, mais c’est parce qu’il se sent en confiance pour exprimer ses émotions et c’est important qu’il puisse le faire.
Au moment du geste, ce n’est pas efficace de le plaindre « Mon pauvre chéri, c’est difficile ce qu’on te fait », l’important est qu’il sente votre présence (que ce soit en le touchant ou en lui parlant), que les moyens pour avoir moins mal soient utilisés et qu’on l’aide à se distraire, à se relaxer, à penser à autre chose. C’est après la fin du geste que vous pourrez le consoler et compatir si c’était difficile.

Si votre enfant n’arrive pas à se calmer

Il peut arriver que votre enfant pleure, s’agite, même quand tous les moyens disponibles ont été mis en œuvre pour l’aider. Lorsque c’est possible, interrompre la piqûre pour laisser votre enfant se calmer, peut permettre de faire une nouvelle tentative dans de meilleures conditions.
Ne demandez pas à votre enfant d’approuver et d’être d’accord avec le fait qu’il va avoir une piqûre. C’est son droit de ne pas en avoir envie et de le faire savoir. Mais si la piqûre doit être faite sans tarder, c’est de votre responsabilité et de celle du médecin de la faire si elle est nécessaire, vous et les professionnels aurez fait votre maximum pour le soulager et c’est important.
Si jamais les soignants vous demandent de les aider à tenir votre enfant, soyez vigilant à le faire avec la plus grande douceur, à ne pas l’immobiliser fermement (ce qui, de toute façon, est le plus souvent inefficace. En général, ces tentatives provoquent au contraire l’agitation de l’enfant !).