- Parents >
- Conseils sur la santé de mon enfant >
- Mon enfant doit avoir un soin, un examen... >
- Ce que vous pouvez faire avant l’examen, le prélèvement, le soin
Ce que vous pouvez faire avant l’examen, le prélèvement, le soin
Tenir compte des expériences passées de votre enfant avec le monde médical
Si c’est sa première expérience, il n’a pas d’à priori négatif et c’est important de faire en sorte que cela se passe le mieux possible et ainsi enclencher une spirale de confiance…
Si les expériences précédentes ont été positives, il s’agira d’entretenir ce capital de confiance.
Si les expériences antérieures ont été négatives, il faut essayer de tenir compte des appréhensions de votre enfant et trouver des solutions pour le rassurer, l’accompagner et inverser la spirale. En effet, banaliser et nier ses appréhensions risquerait de renforcer ses inquiétudes.
Nouer une relation de confiance avec les professionnels de santé
Les médecin ou les soignants peuvent impressionner votre enfant car ils emploient parfois des mots compliqués et des instruments étranges, ils touchent le corps…
Il est important que votre enfant se sente à l’aise, en confiance avec les personnes qui vont s’occuper de lui. Cette relation de qualité sera plus facile à établir si vous-même faites confiance à l’équipe qui suit votre enfant.
Le fait de déléguer momentanément une partie de vos responsabilités parentales à des professionnels de santé n’est pas toujours facile. Mais dans tous les cas, vous avez un rôle important à jouer et ce sont vos efforts, conjugués à ceux des soignants, qui aideront votre enfant.
Le fait d’avoir confiance dans les compétences et les qualités humaines des personnes qui vont s’occuper de votre enfant ne vous interdit pas de bien vous informer sur la façon dont va se dérouler l’examen, le prélèvement ou le soin, pour anticiper au mieux les difficultés que votre enfant risque de rencontrer et pouvoir l’aider si nécessaire.
Être bien informé : votre enfant et vous-même
Il est important de vous assurer que votre enfant a compris pourquoi il fallait faire cet examen, à quoi il sert et comment il va se passer. Même s’il est encore petit, il peut comprendre, selon son âge, ce que les soignants vont lui faire. Cela l’aidera à anticiper, à mieux maîtriser ses sensations lors de l’examen. L’importance d’expliquer est encore plus grande si l’examen risque d’être difficile ou douloureux pour votre enfant. En effet, il est plus facile pour un enfant d’accepter des contraintes s’il comprend le sens de l’effort qu’on lui demande : rester à jeun, la séparation d’avec les parents, l’immobilisation, les effets indésirables…
Vous pouvez insister sur la nécessité de faire ces examens pour bien le soigner et/ou les bénéfices qu’il en retirera par la suite.
Certains enfants posent spontanément beaucoup de questions, mais d’autres pas. Si vous avez le sentiment que votre enfant ne souhaite pas s’informer sur le sujet, n’insistez pas, si vous êtes vous-mêmes informés, vous saurez le moment venu, lui expliquer ce qui se passe si nécessaire.
Dans certains services, les équipes soignantes utilisent des poupées accessoirisées ou des marionnettes pour montrer à l’enfant comment va se dérouler le soin, comment il sera installé, il peut parfois manipuler lui-même le matériel médical et c’est très efficace.
Des documents existants peuvent vous aider à trouver des mots simples pour lui expliquer ou réexpliquer ce que les soignants lui ont déjà dit sur les différents examens. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de l’équipe soignante sur les « outils » dont elle dispose pour compléter ou reprendre ce travail d’information : films, diaporama, expositions photo, livres…
> Voir le paragraphe : Pour vous aider
Encouragez votre enfant à vous poser des questions pour mieux comprendre ses éventuelles appréhensions. Est-il content, serein ou plutôt inquiet ? Proposez-lui de préparer ensemble ce que vous allez dire ou demander aux soignants. Il n’y a pas de questions idiotes ou inutiles ! N’oubliez pas qu’entre 2 et 5 ans, les enfants pensent souvent que les adultes lisent dans leurs pensées et qu’ils peuvent donc deviner ce dont ils ont besoin, envie... Évitez toujours le mensonge et la banalisation.
Pour vous donner une idée des questions que vous pouvez poser à l'équipe soignante, voir aussi la page : Des questions à poser.
Les séparations
C’est sans doute ce qui est le plus difficile pour les enfants. Les enfants et principalement les plus jeunes tiennent à ce que leurs parents restent avec eux. En effet, un jeune enfant n’a pas la notion du temps et il peut se sentir abandonné au moment même où il aurait besoin de l’aide ou du réconfort de ses parents. Les adolescents peuvent également vouloir être accompagnés pour se sentir soutenus en cas de besoin.
Que faire concernant la séparation, en fonction de vos souhaits et de l’attitude des soignants que vous risquez de rencontrer ?
Si vous souhaitez rester mais que l’équipe soignante vous en décourage ou vous interdit de le faire, voici les motifs les plus couramment invoqués pour ne pas vous autoriser à rester présent et des propositions de réponses :
- « Vous allez gêner le travail des soignants » : vous pouvez rassurer les soignants sur le fait que vous serez attentif à leurs contraintes, que vous resterez discret, éventuellement en retrait, mais que vous pourrez au moins parler à votre enfant pour le rassurer s’il rencontre des difficultés. Que votre seule intention est de vous sentir utile et d’aider au maximum votre enfant.
- « Vous risquez de transmettre vos inquiétudes à votre enfant » : votre inquiétude est légitime, il s’agit de votre enfant. Néanmoins si cette inquiétude est trop forte, et qu’elle ne s’estompe pas malgré des explications données par l’équipe soignante, elle peut effectivement nuire au soutien de votre enfant et dans ce cas, il est sans doute préférable que vous ne soyez pas présent. Vous pouvez alors demander à votre conjoint ou à une autre personne de confiance d’accompagner votre enfant.
- « C’est impossible pour des raisons d’hygiène » : les questions d’hygiène, d’asepsie (méthodes pour éviter les infections), sont souvent évoquées pour écarter les parents. Vous pouvez rassurer les soignants sur le fait que vous respecterez scrupuleusement les consignes imposées, c'est-à-dire les mêmes que celles imposées aux membres de l’équipe soignante : lavage des mains et si nécessaire, port d’une tenue spécifique (chaussons, masque).
-
« C’est interdit par le règlement » : il n’existe pas de textes officiels qui empêchent cette présence. Au contraire, les principaux textes (circulaires, charte de l’enfant hospitalisé, le nouveau manuel de certification des établissements de santé (V2020), encouragent cette présence.
> Voir la Charte de l'enfant hospitalisé, et les circulaires sur le sujet, sur la page : Textes officiels
Si vous hésitez à rester ?
Vous avez peut être peur d’être impressionné et de ne pas pouvoir soutenir votre enfant. Pourtant il est très souvent possible de vous installer dans la salle de soins ou d’examen pour que vous puissiez voir ou parler à votre enfant sans visualiser ce que fait le soignant (la seringue, la plaie…). Vous pouvez essayer de rester, et sortir de la pièce si jamais vous vous sentez mal à l’aise. Il suffit d’en avoir au préalable informé votre enfant et l’équipe soignante. Vous pouvez aussi rester dans la pièce à côté en demandant que la porte reste ouverte pour entendre ce qui se passe et vous sentir libre d’entrer.
Si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas être présent ?
C’est tout à fait votre droit. Ne culpabilisez pas, cela ne doit jamais être une obligation. Inutile de risquer de devenir un « poids » pour l’équipe soignante ou même pour votre enfant. Vous essayez d’assumer au mieux vos autres responsabilités (contraintes professionnelles, familiales, éloignement, autres enfants à charge…) ou des antécédents médicaux difficiles . Dans tous les cas, vous pouvez jouer votre rôle de soutien auprès de votre enfant avant et après le soin : le rassurer, le consoler, le féliciter. L’équipe soignante fera son maximum pour prendre en charge votre enfant lorsque vous ne pouvez pas être présent.
La prise en charge de la douleur
Si l’examen est présumé douloureux, les équipes soignantes disposent maintenant de nombreux moyens pour éviter ou soulager la douleur. Certains soins ne sont pas a priori douloureux, mais ils peuvent être impressionnants, longs, bruyants ou inconfortables et pour les enfants la frontière entre peur et douleur est mince…
Voir aussi le dossier :
Si mon enfant a mal











